Retour sur un été Tournefeuillais...

Dernière mise à jour : 1 nov.


UN ÉTÉ TRÈS « CHAUD » !


Cet été, notre commune n’a pas souffert que de la canicule, hélas ! Tournefeuille a également subi une recrudescence des cambriolages au moment même où plusieurs articles de presse la classaient en 5ème position (au niveau national !) des villes de France les plus touchées ces cinq dernières années.

Doit-on y voir une fatalité ou la conséquence du laxisme de notre maire en matière de sécurité ?

Sur ce sujet de la tranquillité publique, notre maire préfère en effet pointer « les lacunes de la police nationale » que mettre en place les moyens adéquats pour lutter contre la délinquance. Certaines de nos villes voisines n’hésitent pas à prendre ce problème à bras-le-corps, à l’exemple de Blagnac qui consacre 200.000 € par an pour installer de nouvelles caméras de vidéoprotection et qui dispose de 43 policiers municipaux quand nous n’en avons que 8 (!).


En 2020, déjà, nous demandions que les effectifs de police municipale soient revus à la hausse afin de ramener Tournefeuille dans les ratios constatés dans les villes de taille similaire (1 policier pour 2.000 habitants). La majorité municipale nous avait alors répondu sur le ton de la provocation qu'on ne pouvait pas comparer la ville de Tournefeuille à la ville de Nice.

Comprendra qui peut.

Un sujet comme celui-ci mériterait un peu plus de considération de la part des élus de la majorité. Malgré un article de presse sonnant comme un déni de la part de la mairie et vantant l’efficacité des dispositifs en place, les faits sont hélas bien avérés et la recrudescence des cambriolages cet été à Tournefeuille est une réalité, constatée sur le terrain, comme l’a reconnu le Directeur départemental de la sécurité publique de Haute-Garonne.

COMME UN « SENTIMENT » D’INSÉCURITÉ…


Devant l’inaction de notre maire, le ras-le-bol a fini par saisir les Tournefeuillais. En juillet, une pétition citoyenne a été adressée à ce dernier, réclamant plus de moyens pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans notre commune. Elle a recueilli plus de 500 signatures en 4 jours. Elle en atteint 900 à l'heure où je vous parle. Cette pétition nous a été attribuée à tort par M. le Maire qui s'est empressé de dénoncer une manœuvre politique, tant il lui semble impensable, peut-être, que des Tournefeuillais puissent avoir quelque chose à lui reprocher ! Depuis, nous en avons rencontrés les auteurs et nous comprenons leur désarroi.

Cliquez ici pour accéder à la pétition


Au lieu d’entendre le message qui lui était envoyé, M. le Maire a dénoncé « le côté polémique de cette pétition » et « l’intention de dénigrer l’action municipale ». Selon lui, cet écrit avait « pour but d’attiser la peur. ». Il ajoutait même : « Il faut savoir faire la distinction entre l’insécurité et le sentiment d’insécurité. » Pour le moment, les Tournefeuillais ont surtout le sentiment qu’on ne les entend pas !

Faudra-t-il que Tournefeuille atteigne le TOP 3 des villes les plus cambriolées en France pour qu'enfin M. le Maire prenne cette question de la tranquillité publique au sérieux ?

CENTRE-VILLE : ABATTAGE EN RÈGLE


Sur le plan de l’urbanisme aussi, le thermomètre a tendance à grimper à Tournefeuille. Le chantier du 106 rue Gaston Doumergue a marqué les esprits avec le « défrichement » de 3500 m² de terrain comportant de nombreux arbres de haute futaie, et que nous préférons qualifier « d’abattage en règle ».

A l’heure où la lutte contre les îlots de chaleur urbains devrait nous amener à sanctuariser de tels arbres remarquables, la mairie préfère les voir abattus au nom de la sacro-sainte offre de logements.


La Mairie n'en aura pas pour autant oublié de communiquer sur son action en faveur de la planète. Le choix du slogan et l'usage de l'imparfait s'avèrent pour le moins maladroits quand on les resitue dans le contexte évoqué plus haut !

Tous les arbres qui nous rendaient heureux... autrefois !!!

Répondre au besoin de logements sur la métropole toulousaine est une chose, lâcher la bride à un urbanisme déraisonné comme l'a décidé notre maire en est une autre.

Le préjudice pour notre centre-ville est énorme, et ce ne sont pas les 7000 m² de reboisement prévu aux abords du lac de l’Oustalet (à 3,5 km du centre-ville) qui le répareront. Cette opération de "reforestation" par de jeunes arbres ne ramènera pas la fraîcheur en centre-ville, hélas !


ZAC : LES CONCLUSIONS DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE


Du côté de la ZAC de Ferro-Lèbres, enfin, l’enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique demandée par la mairie s’est conclue en totalisant 305 observations dont 266 opposées au projet tel que la mairie veut le définir. Sur cet autre point « chaud » de Tournefeuille, les tensions ne se sont pas apaisées, faute d'écoute et de concertation.

Si la municipalité sait rester sourde face aux revendications des riverains, le commissaire enquêteur, lui, les a entendues et a reconnu le caractère excessif du taux de 40% de logements locatifs sociaux. Il a demandé à la mairie de ramener ce taux aux 35% définis dans le Pacte Métropolitain pour l'Habitat.

C'est une première victoire dans ce dossier qui mobilise les riverains de la future ZAC !

La mairie devra donc faire marche arrière, de mauvais gré, sur ce point que nous avions également défendu lors du conseil municipal de juin. Le nombre de logements prévus (750 !) sur cette ZAC de 13 ha reste toujours un point de désaccord avec de nombreux Tournefeuillais, soucieux comme nous de préserver la qualité de vie dans notre ville.


Vous le voyez, l'été a été « chaud » à Tournefeuille et les sujets « brûlants » ne manquent pas en cette rentrée !!!

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