Amiante dans nos écoles : alerte sur la sécurité de nos enfants et des agents
- Larbi MORCHID

- il y a 23 heures
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 29 minutes
Alors que la santé publique devrait être une priorité absolue, la gestion de l’amiante à Tournefeuille révèle des pratiques alarmantes, entre interventions techniques dangereuses et refus de transparence.
En tant qu’élus de l’opposition, notre rôle est de garantir la sécurité des usagers des bâtiments publics. Ce que nous avons constaté sur le terrain nécessite aujourd'hui une information complète auprès des parents et des citoyens.
1. Des travaux « sauvages » au mépris des règles de sécurité
La réalité du terrain est inquiétante. Nous disposons de preuves photographiques montrant des interventions sur des parois identifiées comme contenant de l’amiante.
On y distingue l'installation d'un dérouleur de papier fixé sur un mur amianté.
Des traces d’anciennes fixations sont visibles et des chevilles ont été arrachées, laissant des perçages à nu.
Ces travaux semblent avoir été réalisés sans aucun dispositif de confinement ou d’aspiration, au mépris des règles de protection visant à empêcher la dispersion de fibres cancérigènes dans l'air.

2. L’expertise scientifique face au déni de la Mairie
Sollicité par nos soins, un professeur expert en santé environnementale, confirme la gravité de la situation :
Aucun seuil de sécurité : Pour un produit cancérogène comme l’amiante, toute exposition, même ponctuelle (un simple perçage), constitue un risque sanitaire.
Risque de dissémination : L’expert souligne que les panneaux de façade sont en contact direct avec l’air.
Travaux hors cadre : L'analyse des photos confirme que ces interventions ne respectent pas les mesures réglementaires de protection.
3. Une réponse municipale par la menace
Plutôt que d’apporter des précisions techniques, Monsieur le Maire s’enferme dans une posture administrative rigide :
Il affirme s'appuyer exclusivement sur les avis des autorités de l'État et rejette toute expertise extérieure.
Il refuse de communiquer l'historique précis des impacts sur les matériaux amiantés, invoquant une « difficulté objective » liée à l'ancienneté des faits.
Enfin, il tente de nous intimider par l'intermédiaire de son avocat en nous menaçant de plainte pour diffamation.
4. Notre action : saisine du Procureur de la République
Nous ne nous laisserons pas réduire au silence par des manœuvres juridiques. Face à la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et au défaut de protection des agents et des enfants, nous prenons nos responsabilités.
Conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale, nous procédons à un signalement complet auprès du Procureur de la République.
Nous lui transmettons l’ensemble des pièces : preuves photographiques, rapports et avis d’experts.
La sécurité sanitaire ne peut être une variable d'ajustement. Nous continuerons d'exiger une transparence totale sur les conditions d'intervention dans nos écoles.
Larbi MORCHID
pour les élus du groupe « Pour Tournefeuille »

